Après la frontière, descente vers Junin le long du rio Malleo pour se trouver un hébergement en apart-hotel pas cher et chercher le permis de pêche. Prix à la semaine 240 AR$ , à la saison 480 AR$ ! Donc pas le choix : un permis pour la saison pour environ 75 euros.

Martine et moi nous aimons Junin pour son côté indien Mapuche et un peu bordélique qui nous la rend bien plus sympathique que San Martin qui fait ville européenne et nettement plus riche. En plus elle est mieux placée pour les accès aux lieux de pêche.

Le premier jour il fait beau et je ne peux pas m'empêcher de retourner voir le rio Malleo dans sa partie aval ( 20 AR$ le droit d'entrée dans la réserve mapuche ). C'est toujours aussi beau et plein de poissons. L'eau est nettement plus haute qu'en été mais il y a un vent très fort. C'est peut être le seul endroit où j'ai vu des truites en activité en surface. Malgré tout la pêche ne fut pas extraordinaire : quelques AEC d'une taille de 30 à 40 cms en moyenne mais cette rivière est tellement idéale ...

rio malleo
Deuxième point incontournable : le rio Chimehuin. Le gars qui tient un magasin de pêche près de la place centrale me conseille un accès au sud près de la passerelle que je connaissais, mais surtout m'indique le bon coin pour la pêcher dans Junin même : aller au bout de l'avenida don bosco et remonter légèrement et effectivement il y a là un joli pozon ( coup ) avec la possibilité de s'avancer sans trop de risque en wading. C'est idéal pour un coup du soir. J'y ferai une belle fario. La partie aval de la passerelle nécessite un peu de marche et du côté rive droite où je l'ai prise il y a beaucoup de saules et peu d'emplacements pour pêcher. Il est bien sûr hors de question d'essayer de traverser la Chimehuin par ici avec des waders, surtout en décembre.

la chimehuin a junin

Hormis ces 2 rivières emblèmes de Junin je voulais surtout retourner voir la vallée de la Curruhué et le haut du lago Curruhué ( rio et lago verde ) qui m'avait laissé de superbes souvenirs. Départ sous la pluie ( pour changer ) vers cet eldorado supposé mais une fois passé le poste de gendarmerie ( il y a une frontière avec le Chili au bout de la piste ) et le lago Curruhué chico avec son camping fermé à cet époque, la piste devient de la boue avec des ornières de plus en plus profondes. Même avec un 4X4 je ne me sens pas de m'y lancer car on sera sûrement les seuls de la journée à passer par là. On arrive quand même à la pointe aval du lac et on tente une descente jusqu'à la plage. Mais le lac est bien 40 à 50 cms plus haut qu'en été et je ne reconnais pas les hauts fonds où j'avais pris des fontinalis ( trucha de arroyo ou saumon de fontaine ). On y reste une petite heure et mes lancers dans les vagues ne m'ammènent qu'une onglée. On se rabat donc vers le lago Curruhué chico et ses herbiers qui était impêchable en été mais là, la petite plage est déserte et à force d'insister j'accroche un poisson qui me casse le long des herbiers puis une jolie fario.

lago curruhue chicofario curruhue chico

Une autre chose que je voulais tenter c'est bien sûr la boca del Chimehuin, c'est à dire la naissance du rio Chimehuinà la sortie du lago Huechlafquen. En été je l'avais vue vide de poisson et il faut la pêcher en début ou en fin de saison. Je pense qu'il était déjà un peu tard et j'ai oublié en plus de prendre le permis journalier spécial pour cette zone ( 20 AR$ à prendre à Junin avant de partir ) j'ai donc essayé un peu les vagues du lac près de la boca et sorti une AEC mais le vent transforme vite cet immense lac en mer démontée et cette zone est face au vent. On a essayé de remonter le lac en direction du lago Paimum ( attention , ça force à payer l'entrée dans le parc national ! ) et j'ai pêché la jonction des 2 lacs ( presqu'un rio avec des hauts fonds et un courant ) mais sans succès. Il faut remonter le lago Paimum le plus loin possible puis marcher quelques kilomètres pour aller à l'arrivée du rio Paimum mais la piste était en très mauvais état, rallongeant d'autant le trajet à pied. Comme le temps ne s'arrangeait pas j'ai laissé tomber. Pour essayer cette région il faut donc y dormir mais les 2 ou 3 hosterias présentes sont très chères. Il y a pas mal de campings mais il fallait un feu sacré pour ce décider à camper dans ces conditions et Martine ne l'avait pas ( je ne suis pas sûr que je l'avais non plus ). Echec donc pour cette zone.

jonction paimum huechulafquen

A notre dépat de Junin nous descendons vers San Martin pour repasser la frontière au paso Hua Hum à l'extrémité du lago Lacar. Mais avant un petit détour par Meliquina et le début des 7 lacs est au programme.

Nous retrouvons le lago Meliquina dans son écrin de montagne toujours aussi joli et cette fois avec deux jours de soleil. J'essaie en passant l'arrivée du rio hermoso et prend une belle AEC, la presqu'ile pour quelques AEC encore et nous trouvons le seul hébergement pas cher du coin chez les jeunes urugayens à droite juste après le pont au bord du rio Meliquina. La boca du rio Meliquina à cette époque est incroyable on voit des truites de 50 cms lutter dans le courant sous le pont ! Ca sent bon ...

Il y a deux ans pour un coup du soir sur le début du rio, c'était incroyable il y avait tellement de gobages qu'on aurait dit voir la pluie, mais c'était des petites. Là c'est tout à fait différent, je ne pêche que les deux premier pools sous la cabane et je sors truite sur truite mais elles font entre 30 et 60 cms ! Pêche avec des petites nymphes genre oreille de liévre. J'ai un peu essayé les belles du pont mais le courant est trop fort et profond. Un petit essai dans le lac où le courant se forme et là aussi de belles truites.

meliquina rio hermoso

rio meliquina

On fait aussi une petite excursion à la journée jusqu'au Pichi Traful et là encore c'est une arrivée de rio en lac qui ne donnera pas grand chose et pourtant il y avait un paquet de pêcheurs. Ca semble une constante en ce mois de décembre : les arrivées d'eau en lac sont peu productives et les bocas ( sorties des lacs ) le sont nettement plus.

Départ enfin vers la frontière et une nuit passée à l'hosteria Hua Hum au bord du lago Nonthué. C'est un coup de bol car elle ouvrait ce soir là pour la saison ! Je vais pêcher l'arrivée du rio Chachin dans le lac mais toujours pareil : avec le niveau d'eau, tout a changé et on ne peut plus atteindre la cassure rio/lago qui est sous un bon mètre d'eau. Une ou deux AEC quand même à la formation du rio Hua Hum mais c'est un peu décevant.

rio hua hum

Le lendemain matin départ vers le Chili en longeant le rio Hua Hum.