Nous sommes surpris par le fait de trouver tant de pluie en Argentine en Décembre, et une température aussi fraîche! Ces conditions ne nous empêchent pas de pique niquer tous les midis. Tout le monde connait notre rusticité...Donc, nos sorties sont ponctuées de longs moments passés à l'appart hôtel et en promenades en ville. Junin est vraiment dépaysante et intéressante à regarder. J'y ai déjà parcouru des km à pied, mais je ne suis pas la seule. La ville est assez étendue, pleine de petites maisons, avec des tout petits terrains, des constructions à moitié entamées, des rues en terre, gravier et cailloux. Ce n'est vraiment pas propre, des papiers, des sacs plastique traînent partout. Elle est quadrillée de routes perpendiculaires qui se coupent tous les 100m. (j'ai l'impression d'écrire un énoncé de mathématiques...) Malgré cette impression de saleté, on s'y sent bien. Un peu partout, des petits kiosques épicerie qui vendent de tout. Quelle que soit la direction suivie par le regard, on y voit de la vie: des poules, des dizaines de chiens (qui s'attaquent aux sacs poubelles mais pas aux poules!), des enfants, en poussette, à pied, à vélo, sur le vélo du papa ou de la maman, qui entament une partie de foot dans la rue. Bref, des piétons et des vélos partout. Et très peu de voitures. La pluie a un côté positif: aucune poussière malgré les rues en terre.

Au bout du village, une rivière magnifique, qui donne l'occasion d'une belle promenade. Même moi, je suis sensible à son charme. En fond sonore permanent, les cris des bandurrias, gros ibis au vol majestueux et rapide qui sont toujours en train de discuter en traversant le ciel, ou de se disputer en se posant au sommet des grands arbres. Enfin, au bout d'un moment, j'ai ressenti 2 anomalies: on ne voit (pratiquement) pas de gens obèses et surtout (quasiment) pas de gens avec un téléphone scotché à l'oreille ou dans les mains. Pourtant, il y a du réseau.

Bref, une ville remplie de gamins, une atmosphère, une ambiance, un contexte sonore entièrement différents de nos villes actuelles. Il n'y manque que la chaleur et le soleil. Et la présence des êtres chers à qui j'envoie de gros bisous.

une rue de junin

la queue au distributeur de billets

picnic en ville